top of page

Téléphone

06 84 15 36 40

E-mail

S'abonner

  • Facebook
  • LinkedIn
  • Instagram

L'impact du tabac sur la fertilité

  • Photo du rédacteur: Guillemette Bourgoing
    Guillemette Bourgoing
  • 19 mars
  • 6 min de lecture

Maintenant il est acquit que la première chose à faire lorsque l’on désir avoir un enfant, c’est arrêter de fumer. Mais le tabac ne touche pas uniquement la fertilité de la femme et c’est le couple qui doit cesser de fumer. En effet, si le tabac est bien connu sur ses effets délétères sur la santé, il l’est moins sur son impact dans la fertilité, féminine comme masculine. Et pourtant, la consommation de tabac impacte tous les mécanismes en jeux dans la fertilité, diminuant significativement les chances de conception et rallongeant le délai pour y parvenir. Lorsque nous envisageons tabac et grossesse, nous visualisons le fœtus suffoquant sous les effets de la fumée et souvent la mère parvient à arrêter de fumer à l’annonce de sa grossesse. Mais les effets du tabac sont à prendre en compte bien en amont. Sa consommation prive l’organisme de nutriments essentiels à la reproduction et perturbe particulièrement le système hormonal. C’est la raison pour laquelle, il est nécessaire que le couple de futurs parents cesse le plus rapidement possible de fumer, dès que le désir d’enfant se fait sentir afin de maximiser les chances de conception.

 

  • L’impact du tabac sur la fertilité féminine :

Le tabac affecte la fertilité féminine à plusieurs niveaux, rendant la conception difficile et augmentant les risques de complications. En effet, la nicotine, mais aussi le cadmium et le benzène présents dans les cigarettes perturbent le cycle menstruel. D’ailleurs ces derniers sont souvent plus courts et irréguliers chez les fumeuses. Cela est dû au fait que les composés toxiques de la cigarette perturbent l’équilibre hormonal en interférant avec la production des œstrogènes et de la progestérone, essentielles à l’ovulation et à la nidation de l’embryon. La nicotine interfère directement sur l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien, entraînant une baisse de la sécrétion de la FSH et de la LH, essentielles à l’ovulation. Enfin, le monoxyde de carbone inhalé dans une cigarette réduit la synthèse de l’œstradiol. Une étude a démontré que les femmes qui fument ont des taux d’œstrogènes réduits de 20 à 30% par rapport aux non-fumeuses (1). De même elles risquent d’entrer plus rapidement en ménopause car la toxicité du tabac accélère la destruction des follicules ovariens, réduisant ainsi la réserve ovarienne. Par ailleurs, il a été observé une altération de la qualité des ovocytes chez la femme fumeuse, avec plus d’anomalies chromosomiques, réduisant ainsi les chances de fécondation et augmentant les risques de fausses couches. Enfin, le tabac chélate des minéraux essentiels, comme le zinc, le sélénium et le fer, qui jouent un rôle fondamental dans la maturation des ovocytes et le fonctionnement optimal du cycle. L’impact du tabac ne s’arrête pas là. Il diminue l’épaisseur de l’endomètre et altère la vascularisation utérine, ce qui impacte considérablement l’implantation de l’embryon. Ainsi, avant tout traitement hormonal, il est fondamental de cesser de fumer en cas de désir de grossesse, de difficultés à concevoir ou d’infertilité.

 

  • L’impact du tabac sur la fertilité masculine :

Si l’impact du tabac chez la femme est bien connu, celui sur la fertilité masculine est plus confidentiel bien que tout aussi préoccupant. En effet, chez l’homme, la consommation de tabac affecte la qualité du sperme et la production hormonale. Les métaux lourds, comme le cadmium et le plomb, provoquent un stress oxydatif qui endommage les cellules testiculaires avec pour conséquence la diminution de la concentration des spermatozoïdes, une altération de leur mobilité et de leur morphologie par altération de leur ADN, ce qui réduit fortement les chances de fécondation. Une étude a démontré que, chez les fumeurs, la concentration de spermes est réduite de 23% et leur motilité diminuée de 13% (2), ce qui réduit la capacité du spermatozoïde à féconder une ovule et augmente les risques de fausses couches précoces. Par ailleurs, le tabac perturbe également l’équilibre hormonal masculin en diminuant la production de testostérone, ce qui entraîne non seulement une baisse de libido, mais affecte aussi la fonction érectile et la capacité de l’organisme à produire des spermatozoïdes de qualité. Les fumeurs ont un taux de testostérone réduit de 10 à 15% par rapport aux non-fumeurs (3). Cela s’explique encore par la présence de cadmium et de plomb qui sont des perturbateurs endocriniens (voir mon article) en mimant et en bloquant l’action de la testostérone. Enfin, comme pour les femmes, le tabac chélate des minéraux comme le zinc et le sélénium qui sont essentiels dans la maturation des spermatozoïdes et la protection de l’ADN contre les radicaux libres (eux-mêmes produits, entre autres, par le tabagisme).et c’est ainsi que les fumeurs mettent plus de temps à concevoir, environ 12 mois de plus qu’un couple non fumeur. Ainsi, dans le projet de concevoir un enfant, c’est le couple qui doit arrêter de fumer. Cela rendra d’ailleurs la tâche moins dure, dans un soutien respectif.

 

  • Les effets de l’arrêt du tabac sur la fertilité du couple :

L’organisme met plusieurs mois, voire plusieurs années, à éliminer les toxines, se régénérer complètement et à retrouver un équilibre hormonal après avoir arrêté de fumer. Tout dépend bien sûr de la durée, de l’intensité du tabagisme et donc du taux de métaux lourds accumulés au fil des années dans le foie et les tissus gras. Toutefois, des améliorations notables apparaissent dès quelques mois de sevrage tabagique. En effet, la nicotine est éliminée dans les jours qui suivent l’arrêt du tabac.

Chez la femme, la fédération des centres de PMA conseille d’ arrêter de fumer au moins 3 mois avant d’essayer de concevoir, le temps que les cycles menstruels se régularisent et que l’endomètre retrouve une vascularisation optimale (4). En effet, l’équilibre hormonal se rétablit en général au bout de 3 à 6 mois, mais il est faut mieux d’arrêter le tabac dès 6 à 12 mois pour limiter les dégâts et évacuer les métaux lourds. On pourra soutenir l’organisme dans son effort à éliminer les toxines en apportant une alimentation riche en antioxydants et chélateurs de métaux lourds. Néanmoins, le renouvellement complet de la réserve ovarienne est impossible, il faudra donc mettre tout en œuvre pour favoriser la fécondation des ovules restant.

Chez l’homme, l’arrêt du tabac entraine une amélioration dès 3 mois car la spermatogénèse se renouvèle tous les 72 à 90 jours. Mais il faut en réalité compter 6 mois à un an pour que le sperme retrouve une qualité optimale et un an pour que les taux hormonaux se stabilisent pleinement. Là encore, une alimentation riche en antioxydants et en minéraux permettront d’améliorer plus rapidement la fertilité du couple.

 

  • Je peux vous aider :

Ainsi les effets délétères du tabac s’exercent sur la fertilité du couple, à plusieurs niveaux : perturbations hormonales et de la reproduction, diminution de la qualité des gamètes, altération de l’implantation embryonnaire et augmentation du risque de fausses couches. Heureusement, l’arrêt du tabac permet une amélioration assez rapide de la fertilité, à condition d’adopter en parallèle une hygiène de vie et une alimentation favorables à la détoxification et au retour à l’équilibre hormonal. Lors de mes consultations, je propose des conseils alimentaires (alimentation hypotoxique, riche en antioxydants) et en hygiène de vie (gestion du stress, arrêt du tabac, qualité du sommeil, réflexologie). Je vais éventuellement m’aider avec l’auriculoathérapie (voir mes programmes), la phytothérapie ou la micronutrition et toutes les techniques qui sont en ma possession. Voilà ce qui fait toute la richesse d'une consultation en naturopathie et toute la diversité des pratiques propres à chaque naturopathe. Pour ma part, je me suis également spécialisée dans l'arrêt du tabac qui, pour moi, est la première chose à faire lorsque l’on souhaite optimiser sa santé et éventuellement concevoir un enfant. C’est le premier facteur pour prévenir un grand nombre de maladies lourdes, à commencer par toutes les maladies dites de civilisation (syndrome métabolique, cancer, maladies auto-immunes, troubles cognitifs...). Mais à travers l’addiction au tabac ce sont tous les troubles qui ont pris leurs racines dans un stress sous-jacent qui n’est pas toujours conscientisé, comme les troubles du sommeil, les compulsions alimentaires ou les troubles digestifs et hormonaux. Autant d’aspects sur lesquels l’auriculothérapie agit efficacement.



Guillemette Bourgoing naturopathe et réflexologue spécialisée dans l’arrêt du tabac à Villelaure, Pertuis et Aix-en-Provence

 

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le commenter et le partager



 





(1)    – INSERM, « Tabac et fertilité : un impact majeur sur la santé reproductive », Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2019

(2)    - ANSES, « Effets des perturbateurs endocriniens présents dans le tabac et sur la reproduction masculine », 2021

(3)    – Société française d’urologie, « Tabac et dysfonction érectile », 2020

(4)    – Fédération des Centres de PMA, « Recommandations sur l’arrêt du tabac avant une grossesse », 2019

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note

Consultations sur Rdv du lundi au samedi 

6 avenue Jean Moulin - 84530 - Villelaure - Parking gratuit

A proximité de Lourmarin, Pertuis et Aix-en-Provence

© 2023 by Name of Site. Proudly created with Wix.com

bottom of page